Audrey Gstalder pilote le développement de Happy Culture en Europe, une méthode d'accompagnement sur la culture d'entreprise fondée au Québec par Martin Delarosbil et Pier-Luc Bordeleau. Elle en défend une lecture simple : la culture ne se décrète jamais depuis la direction, elle appartient à tous ceux qui la vivent au quotidien.
Trois piliers, dans l'ordre
Elle détaille les trois piliers sur lesquels s'appuie la méthode Happy Culture. La connexion d'abord, cette capacité des managers à connaître réellement leurs équipes, leurs projets de vie, leurs ambitions, au-delà du strict cadre professionnel. L'intensité ensuite, qui consiste à motiver au-delà du salaire, une augmentation ne faisant jamais gagner que quelques mois avant que la question revienne sur la table. L'attractivité enfin, conséquence naturelle des deux premiers piliers : une entreprise que ses salariés ne quitteraient jamais, même en croisant d'autres opportunités sur le chemin du travail.
Faire circuler les jeunes talents entre plusieurs projets
Audrey Gstalder travaille au sein d'un collectif de trois entreprises, Inspire Studio, Media Pie et Happy Culture, pensé comme un incubateur où de jeunes recrues partagent leur semaine entre plusieurs projets différents. Une organisation pensée pour répondre à des générations qui, selon elle, n'ont plus envie d'être encadrées comme avant, et qui ont besoin de diversité et de confiance plutôt que d'un poste figé. Elle coanime par ailleurs le podcast Culture Connexion avec Cyril Marie, où les deux consultants explorent la culture d'entreprise à travers des rencontres avec d'autres dirigeants.