Christine Lewicki obtient en 1997 une double maîtrise, en sociologie option économie et en ressources humaines, à l'université de Lille. Après une carrière dans les ressources humaines, elle décide en 2005 de bifurquer vers le coaching, se forme à la communication non violente directement auprès de son fondateur, Marshall Rosenberg, quelques années avant sa mort, et fonde O Coaching Inc, basée à Los Angeles.
Le défi des 21 jours
Son livre « J'arrête de râler » (Eyrolles, 2011), vendu à plus de cent mille exemplaires, naît d'un défi personnel : tenir 21 jours consécutifs sans râler. Elle raconte volontiers qu'il lui a fallu plusieurs tentatives ratées, étalées sur environ quatre mois, avant d'y parvenir, le temps de comprendre pourquoi elle se retrouvait si souvent dans un état qu'elle compare à celui d'une cocotte-minute prête à exploser.
Trois critères pour reconnaître une râlerie
Christine Lewicki propose trois critères pour distinguer une râlerie d'une véritable demande : le ton employé, la posture, celle qui consiste à désigner un coupable et à se placer soi-même en victime, et la justesse des propos, quand la peur de ne pas être entendu transforme un simple problème en drame. Elle rappelle une évidence qu'on oublie facilement : un coupable n'a jamais envie de coopérer, et pointer du doigt ferme immédiatement toute possibilité d'écoute.
Lâcher prise n'est pas accepter
Elle insiste sur une nuance qu'elle juge essentielle : lâcher prise ne veut pas dire accepter la situation, mais choisir, pour un temps, de ne pas agir dessus parce que d'autres priorités passent avant. Elle situe la râlerie dans l'écart entre nos attentes et la réalité, et propose deux façons de le réduire : retrousser ses manches et communiquer pour faire bouger la réalité, ou revoir ses propres attentes. Râler, dit-elle, ne fait jamais l'un ni l'autre.