Valérie Richard fonde Leader Sereine après plus de quinze ans à manager des équipes, dont elle a elle-même connu les difficultés qu'elle accompagne aujourd'hui chez ses clientes. Coach professionnelle certifiée, elle travaille depuis près de dix ans avec des dirigeantes et des femmes managers, sans exclure les hommes, autour d'une méthode qu'elle résume en trois verbes : s'assumer, s'affirmer, s'autoriser.
Le syndrome de la bonne élève
Ce qu'elle observe le plus souvent chez les femmes qu'elle accompagne, c'est ce qu'elle appelle le syndrome de la bonne élève : une pression de perfectionnisme qui pousse à vouloir tout faire bien, à s'interdire l'erreur de peur qu'elle ne confirme un manque de légitimité. Elle rattache ce syndrome au syndrome de l'imposteur, qui réapparaît selon elle à chaque nouvelle prise de poste, et lui trouve un revers étonnamment positif : les recherches de Dunning-Kruger montrent que les personnes les plus compétentes sont souvent celles qui se dévaluent le plus, quand les moins compétentes surestiment leurs capacités.
Le mode Wonder Woman
Valérie Richard décrit une charge mentale alimentée par un niveau d'exigence jamais négocié : vouloir être à la fois la meilleure professionnelle, la meilleure mère et la meilleure épouse, en mode Wonder Woman permanent. Réduire cette charge, dit-elle, suppose d'abord un travail sur soi, celui de s'autoriser à prendre du temps sans culpabiliser.
Un sujet encore tabou : le cycle
Elle aborde aussi un sujet rarement posé en entreprise, celui du cycle menstruel et de son impact sur l'énergie disponible au fil du mois. Elle explique la lenteur des entreprises à reconnaître ce phénomène par un héritage ancien, celui d'une époque où le sang menstruel inspirait la peur et mettait les femmes à l'écart, un tabou que les femmes elles-mêmes ont longtemps entretenu pour ne pas paraître plus faibles que leurs collègues masculins.