Né en 1947, Lionel Bellenger est maître de conférences à Paris III-Sorbonne Nouvelle et au groupe HEC, où il dirige les programmes de négociation à HEC Executive Education. Fondateur de la société IBEL, il a été directeur général adjoint du groupe Nuages Blancs-CENTOR IDEP avant de se consacrer entièrement à la formation. Auteur d'une soixantaine d'ouvrages sur la négociation, la confiance en soi, l'écoute et le charisme, il compte parmi les références françaises de la communication professionnelle.
Six familles de questions, une seule bonne intention
Dans son travail sur le questionnement, Lionel Bellenger distingue six grandes familles de questions, du « pourquoi » à la française, souvent vécu comme une demande de justification plutôt qu'une explication, jusqu'à la question qui contient déjà sa réponse. Il rappelle que la technique ne rattrape jamais une mauvaise intention : poser une bonne question suppose d'abord de vouloir comprendre l'autre avant de chercher à le convaincre. Il en a tiré, avec M.J. Couchaere, « Les techniques de questionnement », réédité pour la huitième fois depuis sa première publication en 2000.
Avoir de l'autorité n'est pas faire autorité
Dans « Choisir l'autorité, responsabiliser et faire grandir » (ESF), Lionel Bellenger distingue deux notions que le langage courant confond en permanence. Avoir de l'autorité, c'est décider, assumer le risque de la décision, puis contrôler que les engagements sont tenus. Faire autorité, c'est être reconnu par les autres comme une référence, pour son expertise ou son vécu, indépendamment de tout pouvoir de décision. Il observe que beaucoup d'experts font autorité sans jamais trancher, et que beaucoup de chefs tranchent sans être une référence pour personne. Il insiste enfin sur un point qui surprend souvent les jeunes managers en formation : le laxisme abîme un collectif tout autant que l'autoritarisme, et la plupart des tensions d'équipe naissent d'une consigne qui n'était claire pour personne.