La Juste Performance

31 mars 2022 · 57 min · Entretien

Empathie au travail : la compétence de leadership la plus sous-estimée (avec Sandra Beckrich)

Une réunion se termine, quelqu'un décroche, personne ne relève. L'empathie au travail se joue dans ces secondes-là, pas dans la charte affichée à l'entrée. Une étude Catalyst la désigne pourtant comme la première compétence de leadership. Sandra Beckrich revient sur ce que ce mot recouvre et sur ce qui rend cette compétence inégale d'une personne à l'autre. Elle interroge aussi la part qui revient à l'entreprise.

Portrait de Sandra Beckrich

Avec

Sandra Beckrich

0:0056:43

Ce que vous allez comprendre

  • Ce que recouvre l'empathie au travail, au-delà du mot employé à tout propos
  • Pourquoi cette compétence est plus développée chez certains que chez d'autres
  • Comment elle se cultive quand elle ne vient pas naturellement
  • Ce que l'organisation doit mettre en place pour installer une culture empathique

À propos de Sandra Beckrich

Sandra Beckrich est ingénieure de formation. Elle passe près de dix-huit ans dans de grands groupes de l'industrie automobile puis aéronautique, occupant des fonctions opérationnelles, de management et de direction au comité de direction, dans les métiers des ventes, des achats et de l'amélioration continue. C'est cette expérience de terrain, dans des environnements où le leadership au féminin restait rare, qui la conduit à fonder SapienCe Coaching, un cabinet dédié au développement des compétences sociales et émotionnelles.

L'empathie fonctionnelle, une compétence qui s'entraîne

Certifiée en intelligence émotionnelle (EQ-i 2.0 et EQ 360) et consultante certifiée Mimikresonanz, une méthode de décodage des micro-expressions du visage, Sandra Beckrich défend une conception exigeante de l'empathie qu'elle qualifie de fonctionnelle : se mettre à la place de l'autre, reconnaître ses émotions, y réagir de manière appropriée, plutôt que de simplement compatir. Elle fonde la communauté Connexion Empathie et anime des séminaires où elle enseigne à repérer les signaux non verbaux, les objections tues et les non-dits.

Quatre niveaux de connexion

Sa méthode distingue quatre niveaux où l'empathie peut se cultiver : la connexion à soi, aux autres, à l'organisation et au monde. Elle défend l'idée que l'empathie, longtemps considérée comme un sujet marginal en entreprise, est devenue une compétence recherchée, voire exigée, dans les recrutements et les comités de direction, à mesure que les entreprises réalisent qu'elle constitue le socle d'un collectif de travail réellement résilient.

Le saviez-vous

Le saviez-vous ?

Avant de fonder SapienCe Coaching, Sandra Beckrich a passé près de dix-huit ans dans l'industrie automobile puis aéronautique, occupant des fonctions de direction dans un contexte où le leadership au féminin restait rare.

Le saviez-vous ?

Sandra Beckrich est consultante certifiée Mimikresonanz, une méthode qui entraîne à décoder les micro-expressions du visage pour repérer les émotions, les objections tues et les non-dits dans une conversation professionnelle.

Transcription de l'épisode

Le texte de cet épisode n'est pas encore renseigné.

Sources et références

  • Catalyst. Empathy Works: The Key to Business Success.
  • Forbes. L'empathie est la compétence de leadership la plus importante selon les recherches.

Poursuivre

Rubriques : Se voir soi · Dire ce qui ne va pas

  • Portrait de Jimmy Materne

    28 juillet 2026 · 18 min · Solo

    Feedback constructif : pourquoi une goutte suffit à tout polluer

    Le retour était mesuré, largement positif, et le lendemain la personne travaille à distance de vous. Un feedback constructif peut produire l'inverse de ce qu'il visait : une remarque négative pèse plus lourd que cinq encouragements, par une asymétrie documentée dans la façon dont l'information est traitée.

  • Portrait de Jimmy Materne

    30 juin 2026 · 14 min · Solo

    Savoir dire non : ce qui donne de la valeur au oui

    Savoir dire non n'est pas une question de tempérament : la surcharge collaborative se concentre sur les mêmes personnes, celles qui acceptent. Trois demandes en vingt minutes, six livrables pour demain, et ceux qui ont entendu oui sont rentrés tranquilles. Le problème n'est pas le oui, c'est un oui qu'on ne peut plus suspendre.

  • Portrait de Jimmy Materne

    23 juin 2026 · 14 min · Solo

    Manager trop gentil : ce que le silence coûte vraiment

    Un manager trop gentil ne se vit pas comme un problème, plutôt comme un soulagement. Le rapport revient faux pour la troisième fois, l'entretien arrive, et la remarque préparée le matin ne sort pas. Personne ne perd rien à cet instant précis. Le coût existe pourtant, et il est réglé par quelqu'un d'autre, deux bureaux plus loin.

Tous les épisodes